samedi 15 août 2009


Don Quichotte est de retour...

Quelqu'un(e), un(e) inconnu(e) que j'embrasse, a acheté DQ, Don Quichotte de l'encre rouge, roman sorti en 2007.

Bises aussi aux 99 visiteurs, qui ont perdu une petite minute de leur temps pour regarder cette page.

Pour le reste, pour imaginer que j'ai des choses plus drôles ou intéressantes à dire, il faut se plonger dans les livres !

dimanche 2 août 2009

Retour de vacances :

Et LA MONEDA ? Ce roman est si peu lu, si peu commenté... Bon, il est vrai que j'ai concentré mes efforts sur LA JAVA DES MENDIANTS, compte tenu des compliments reçus...

Mais, DQ Don Quichotte de l'encre rouge, La Mistoufle, Bienvenue à Sarkoland ne sont pas oubliés, je le jure !

mercredi 15 juillet 2009


La java d'un auteur sans lecteur

Voilà, les rares lecteurs de La java des mendiants me font part de leur enthousiasme. Je sais, vous pensez "ce type ne manque pas d'air !" Bon sang ! c'est mal me connaître que de croire à ma propension à l'exagération et à l'auto-satisfaction. Ils aiment ce livre, qui puis-je ?
Allez, un extrait, oui, nu sur la scène...
Au Palace, on essaye aussi de nouveaux artistes. La mode est aux duos. Ainsi Charles et Johnny y vont de leur prestation siamoise. L’un est au piano quand l’autre, un blondinet aux airs de mouton fou, sautille et chante. Toutes les femmes dans la salle tombent sous le charme du mouton. Charles a du talent, personne ne peut dire le contraire, et ce talent se façonne dans le swing. Quel rythme ! Sans même s’en rendre compte, Il flanque un coup de vieux aux Préjean, Chevalier, Milton… Bien sûr, ces gars ont encore de beaux jours… Mais attention à la bourrasque swing ! Charles, lorsqu’il a fini, regarde les vedettes consacrées, et particulièrement la grande Fréhel. Elle lui fait peur, il reste bouche bée. Tout de même… Cette présence, ce métier… Dans son Languedoc natal, il en a connu des petits cirques, avec des attractions spéciales… A Paris, il a fréquenté la Foire du Trône. Il y songe en écoutant la môme Catch-catch. Alors, plus tard, la voyant au bar, il ne peut s’empêcher de l’aborder, avec tout le culot d’un garnement de vingt piges, il s’exclame :
- Ma parole ! Vous êtes un phénomène de foire !
D’un seul mouvement de poitrine, elle écraserait le mouton. C’est ce qu’il mériterait. Elle pourrait aussi demander à des loupiots pas distingués de lui briser les jambes. Ainsi il ne bondirait plus jamais. Encore plus efficace : elle convoquerait son ami boxeur, qui rentrerait tout de suite en France et viendrait cogner Charles. Plus de dents, plus de swing… Elle commande un autre whisky.
- Je suis une bête de foire ? Tu t’appelles comment ?
- Trénet.
Ce soir, elle est fatiguée. Dranem vient de mourir. Dranem ! L’imbécile heureux ! Le type ridicule avec un chapeau trop petit sur le crâne ! Celui qui chantait les chansons les plus idiotes de la terre… Pétronille, tu sens la menthe… Comme elle l’aimait ! Comme elle l’admirait ! C’était la drôlerie 1900, avant la grande boucherie, avant l’exil, c’était franche rigolade, on croyait le soleil solidement planté à l’horizon… Charles n’a pas connu ça. Il dit que l’inspiration lui vient grâce à elle. Il a écrit deux chansons pour elle. Déjà ? En une soirée ? C’est la manière du jeune homme si doué pour se faire pardonner son impertinence. Elle ne repousse jamais un auteur. Si elle suscite l’envie d’écrire chez les jeunots, alors, tout va bien… Bête de foire ou pas. Enfin, le mouton à l’imagination fertile ne renie pas sa terrible comparaison puisque l’œuvre s’appelle Le fils de la femme-poisson, dans l’esprit de la Môme catch-catch. C’est l’histoire surprenante du rejeton de la femme à barbe qui ne peut épouser la femme sans tête… On ne quitte pas les limites du champ de foire. Charles a de la chance ; Fréhel adore ce type de situation, elle y prend plaisir car, en grande dame, elle ne redoute pas sa propre caricature, ni de se moquer d’elle-même, ni d’en rajouter dans la mise en scène de son personnage. Encouragé, Charles sort de sa poche La valse à tout le monde. Elle lui dit :
- On va se marrer.

jeudi 2 avril 2009

Hello friends ! Salut camarade,

des lecteurs (lectrices), ou futurs lecteurs (lectrices) regrettent qu'il n'y ait pas d'extraits des livres sur ce blog. Charmante idée ! je vais essayer d'y remedier.

Bienvenue à Sarkoland :

Elle cesse de boxer l’air. Ses yeux pétillent, un petit instant. Alex la trouve tellement jolie, toute en sueur, qu’il estime le moment venu de montrer un peu de sincérité :
- Vous savez, je n’ai pas voté pour…
- Cet homme, comment dire ? Qui peut ne pas l’aimer ? Il faut être fou, ou des ringards comme les idiots de l’opposition.
Elle reprend, manchette avant, manchette arrière, jambe tendue dans les gencives de l’adversaire, kung-fu dînatoire… Ah ! Ah ! Elle s’épuise toute seule, sans l’aide de quiconque. Alex reste ébahi. La musique, pauvrette et saccadée si l’on devait en juger dans un autre contexte, devient tambour de la guerre avec les mouvements d’Ambre. Génération désenchantée… C’est une chanson magnifique, qui dit les choses… Ambre répète le refrain et combat toujours plus fort. Alex se met dans l’angle, car un coup de pied tendu est si vite parti… Pour Ambre, cette chanson, voilà le sommet de l’écriture musicale et littéraire. De toute façon, elle ne connaît rien d’autre. Les vieilles lunes ne l’intéressent pas.
- On va de l’avant, souffle-t-elle les poumons en feu, on ne regarde pas en arrière. Vous êtes avec nous ou contre nous. On a l’avenir dans les yeux. Etes-vous d’accord, Alex ?
- Je suppose, mais je n’ai pas voté pour…
- Vous faites bien d’être avec nous. Au fait, c’est quoi, cette fameuse idée ?
Alex cherche ses mots, mais elle a déjà repris le combat et il comprend que l’explication tomberait à plat et même la gênerait dans ses gestes. Ce sera pour une autre fois. L’équipe autorise Ambre à pratiquer son sport chaque soir, car le Grand Patron n’est pas ennemi de l’effort physique. Lui même, s’il tient cette forme éblouissante… Dans le temps jadis, on restait des heures à table, on traitait les affaires politiques et les affaires sentimentales dans les restaurants bourgeois, tandis que gonflaient les ventres et se vidaient les cartes bleues. Aujourd’hui, l’abonnement à une salle de gymnastique vide la carte bleue autant que les meilleurs tables mais les ventres et les artères se trouvent mieux, allégés.

dimanche 15 mars 2009

Voilà qu'on me demande des détails sur mes livres ! Les gens ont des idées... Des livres, j'en compte 9. La quantité, on s'en fiche, bien sûr. Enfin, 9... J'en renie quelques-uns et je préfère les derniers nés...

1. LA JAVA DES MENDIANTS
(FREHEL 1891-1951)

Roman "vrai " sur la vie et la mort de "La Grosse"... Oh ! que j'aime ce texte, oh ! qu'il est mal connu... La lectrice d'une maison d'édition en avait pleuré (ce qui n'avait pas empêché cet éditeur de refuser ce roman).

EDILIVRE
COLLECTION COUP DE COEUR

2. LA MISTOUFLE

Il marche pas mal celui-ci (au moins 5 exemplaires vendus !), il est gaillard.

EDILIVRE
COLLECTION COUP DE COEUR

3. BIENVENUE A SARKOLAND

EDITIONS LE MANUSCRIT

Conspiration orchestrée dans une officine de l'Elysée : tout faire pour empêcher la diffusion de ce roman fantastico-politique.

Je blague ! Que les flics ne viennent pas m'arrêter ! pas tout de suite !

4. LA MONEDA

EDILIVRE

Un roman qui... Un roman vrai, le poids du fascisme... Une lectrice (l'une des 3 seules lectrices) a dit "un roman sensuel" et ça m'a fait plaisir.

Pour tout critiquer et tout dire : eric.lebreton58@wanadoo.fr